Plus on a pu extraire du charbon dans les mines et plus on a pu fournir du combustible pour les machines pour nourrir la croissance industrielle.
Comme le
transport de combustible reste coûteux, autour des gisements
houillers on va voir l’apparition d’usines qui regroupent les
ouvriers autour des machines. La Ruhr est le type même de
ce paysage usinier que l’on retrouve dans le Lancashire ou la
Lorraine.

De nouvelles
machines à vapeur font alors leur apparition comme le
marteau-pilon une machine de forge fonctionnant à la vapeur.

La force de la
vapeur, agissant
sur le piston, soulève le marteau par la tige. En laissant la
vapeur s'échapper, l'ensemble piston+marteau retombe et frappe
la pièce avec une grande force.
2. La révolution agricole
La Révolution
agricole, débutée au début du XVIII
e siècle, se poursuit tout au long du XIX
e siècle. C'est l'apparition du machinisme agricole,
marqué par quelques innovations majeures comme la moissonneuse
mécanique de Mac Cormick en 1824, sa moissonneuse-batteuse en
1834, la charrue de Mathieu de Dombasle en 1837. Aussi grâce
au développement du réseau ferroviaire il va y avoir
création de véritable marchés pour
l’agriculture.
Plusieurs
machines à vapeur permirent d’augmenter considérablement
la productivité dans les champs. Il s’agit des locomobiles
utilisées pour les travaux des champs. Ce sont des
moteurs à vapeur sur roues faits pour entraîner des
outils, ils vont permettre de mécaniser la moisson à
partir de 1845.
Des batteurs mécaniques
comme le batteur d’Andrew Meikle utilisé pour séparer
le grain de la plante
3. La révolution de l'industrie du
textile
On considère
la révolution agricole comme un préalable à la
révolution industrielle. L’augmentation de la
productivité
agricole a permis de réduire la part des travailleurs
agricoles. Ces derniers se sont rendus dans les villes et on fournit
à l’industrie l’importante main-d'œuvre, essentielle à
son expansion, notamment dans l’industrie textile. Jusque vers 1750
la production était réalisée soit à
domicile, soit dans des ateliers artisanaux avec quelques apprentis.
Il s'agissait souvent d'un revenu d'appoint, pendant les temps morts
de l’agriculture. Mais au XVIIIéme siècle les
améliorations
apportées aux métiers à tisser vont
progressivement amener l’industrie textile à être
mécanisé.
En 1765,
James Hargreaves breveta la « Spinning-Jenny »
un rouet où l’on peut poser huit broches En 1779, Samuel Crompton créa
la « mule-jenny »
qui mettait en œuvre 400 broches à la fois (eau ou charbon
nécessaire). Edmund Cartwright en 1785 eut le premier
l’idée de construire un métier à tisser mû
par une
machine à vapeur.
Au XIXème
siècle, les usines on eu besoin de plus en plus de
main-d'œuvre les gens quittèrent la campagne pour aller
travailler dans les villes industrielles. C’est l’exode rural. Les
populations ouvrières se cantonnèrent dans des
logements misérables. Les conditions d’hygiène et de
confort étaient effrayantes. Ainsi la révolution
industrielle engendra la misère en même temps que le
progrès.