I La vapeur de l'invention à l'innovation


    C’est durant tout le XIXème siècle, que la civilisation industrielle se déploie. Aussi la croissance va s’appuyer sur le développement de machines à vapeur dans les domaines de la métallurgie de l’agriculture et même du textile. Elément indissociable de la première révolution industrielle, la vapeur va pourtant à partir de 1900 commencer à être moins utilisée que l’électricité qui définit la seconde révolution industrielle avec le pétrole et le moteur à explosion.

1. Métallurgie et sidérurgie

A l’époque dans les mines de charbon plus on descendait, plus il n'y avait de l’eau. Newcomen inventa alors la première pompe à vapeur à mouvement alternatif, qui permit de vider l’eau beaucoup plus facilement. (voir I,I,4). A sa mort Newcomen avait installé plus d’une centaine de ses machines partout dans le Royaume-Uni .

    Plus on a pu extraire du charbon dans les mines et plus on a pu fournir du combustible pour les machines pour nourrir la croissance industrielle.

    Comme le transport de combustible reste coûteux, autour des gisements houillers on va voir l’apparition d’usines qui regroupent les ouvriers autour des machines. La Ruhr est le type même de ce paysage usinier que l’on retrouve dans le Lancashire ou la Lorraine.


    De nouvelles machines à vapeur font alors leur apparition comme le marteau-pilon une machine de forge fonctionnant à la vapeur.


    La force de la vapeur, agissant sur le piston, soulève le marteau par la tige. En laissant la vapeur s'échapper, l'ensemble piston+marteau retombe et frappe la pièce avec une grande force.

2. La révolution agricole

    La Révolution agricole, débutée au début du XVIII e siècle, se poursuit tout au long du XIX e siècle. C'est l'apparition du machinisme agricole, marqué par quelques innovations majeures comme la moissonneuse mécanique de Mac Cormick en 1824, sa moissonneuse-batteuse en 1834, la charrue de Mathieu de Dombasle en 1837. Aussi grâce au développement du réseau ferroviaire il va y avoir création de véritable marchés pour l’agriculture.

    Plusieurs machines à vapeur permirent d’augmenter considérablement la productivité dans les champs. Il s’agit des locomobiles utilisées pour les travaux des champs. Ce sont des moteurs à vapeur sur roues faits pour entraîner des outils, ils vont permettre de mécaniser la moisson à partir de 1845.

   



Des batteurs mécaniques comme le batteur d’Andrew Meikle utilisé pour séparer le grain de la plante




3. La révolution de l'industrie du textile

    On considère la révolution agricole comme un préalable à la révolution industrielle. L’augmentation de la productivité agricole a permis de réduire la part des travailleurs agricoles. Ces derniers se sont rendus dans les villes et on fournit à l’industrie l’importante main-d'œuvre, essentielle à son expansion, notamment dans l’industrie textile. Jusque vers 1750 la production était réalisée soit à domicile, soit dans des ateliers artisanaux avec quelques apprentis. Il s'agissait souvent d'un revenu d'appoint, pendant les temps morts de l’agriculture. Mais au XVIIIéme siècle les améliorations apportées aux métiers à tisser vont progressivement amener l’industrie textile à être mécanisé.

    En 1765, James Hargreaves breveta la « Spinning-Jenny » un rouet où l’on peut poser huit broches En 1779, Samuel Crompton créa la « mule-jenny » qui mettait en œuvre 400 broches à la fois (eau ou charbon nécessaire). Edmund Cartwright en 1785 eut le premier l’idée de construire un métier à tisser mû par une machine à vapeur.



Au XIXème siècle, les usines on eu besoin de plus en plus de main-d'œuvre les gens quittèrent la campagne pour aller travailler dans les villes industrielles. C’est l’exode rural. Les populations ouvrières se cantonnèrent dans des logements misérables. Les conditions d’hygiène et de confort étaient effrayantes. Ainsi la révolution industrielle engendra la misère en même temps que le progrès.